Vers une salle de bain zéro déchet : 10 gestes concrets pour une routine beauté vraiment éthique

Vers une salle de bain zéro déchet : 10 gestes concrets pour une routine beauté vraiment éthique

Vers une salle de bain zéro déchet : 10 gestes concrets pour une routine beauté vraiment éthique

Pourquoi viser une salle de bain zéro déchet ?

La salle de bain est l’un des endroits du foyer où les déchets s’accumulent le plus vite : flacons en plastique, cotons jetables, rasoirs à usage unique, emballages de gel douche, échantillons, lingettes… À l’échelle d’un foyer, cela représente des kilos de déchets chaque année, souvent non recyclés et difficilement valorisables.

Opter pour une routine beauté plus éthique ne signifie pas renoncer au confort ni au plaisir des cosmétiques. Il s’agit plutôt de repenser ses habitudes, de privilégier des formules plus simples, des matériaux durables et des marques engagées, souvent françaises, qui travaillent déjà sur ces enjeux. Le passage à une salle de bain zéro déchet se fait rarement du jour au lendemain : l’important est de progresser par étapes, en remplaçant chaque produit à mesure qu’il se termine.

Remplacer les gels douche par des savons solides

C’est l’un des gestes les plus accessibles : troquer le flacon de gel douche en plastique contre un savon solide surgras. Les savons saponifiés à froid, souvent fabriqués en France en petites savonneries artisanales, présentent plusieurs avantages : moins d’emballage, une composition plus courte, et souvent des ingrédients biologiques ou d’origine naturelle.

Pour aller vers une approche zéro déchet, privilégiez :

Ce changement semble anodin, mais il permet de réduire considérablement le nombre de bouteilles en plastique qui sortent de la salle de bain chaque année.

Adopter les shampoings et après-shampoings solides

Même logique pour les cheveux : les shampoings solides se sont imposés ces dernières années dans l’offre des marques françaises, des grandes enseignes bio aux petits ateliers indépendants. Ils concentrent les agents lavants et actifs dans un galet compact, souvent équivalant à deux ou trois flacons de shampoing liquide.

Pour une démarche réellement éthique :

Un simple porte-savon aéré permettra de faire durer ces produits plus longtemps, limitant encore davantage l’empreinte environnementale.

Passer aux déodorants zéro déchet

Les déodorants conventionnels cumulent emballages plastiques, sels d’aluminium pour certains, gaz propulseurs lorsqu’il s’agit de sprays… Les déodorants zéro déchet se présentent sous plusieurs formes : baumes en pot en verre, sticks rechargeables, ou galets solides à humidifier avant application.

Pour un choix cohérent avec une salle de bain zéro déchet, il est pertinent de privilégier :

Certains déodorants solides sont particulièrement minimalistes : une simple pierre d’alun naturelle ou des formules sans parfum pour les peaux très sensibles.

Préférer les cosmétiques en format recharge ou vrac

Si certains produits restent plus pratiques en version liquide (lotion, huile démaquillante, gel intime, etc.), le passage au zéro déchet peut passer par un changement de format plutôt que par un abandon total du flacon. Plusieurs marques de cosmétiques françaises proposent désormais des recharges en éco-pack (poches souples, sachets compostables, bouteilles consignées).

Les gestes possibles :

Ce modèle, déjà bien installé pour l’alimentaire, se déploie peu à peu sur le secteur de l’hygiène-beauté, souvent porté par des entreprises locales.

Remplacer les cotons jetables par des disques lavables

Les disques de coton jetables sont l’un des symboles des habitudes linéaires de la salle de bain : produits, utilisés une seule fois, puis jetés. Les alternatives lavables se sont largement démocratisées, notamment grâce à de petites marques françaises de couture ou de upcycling textile.

Pour un changement durable :

Ce geste, très simple à adopter, permet de limiter drastiquement les déchets et les emballages associés aux disques classiques. De nombreux ateliers français proposent aussi des versions réalisées à partir de chutes de tissus.

Troquer les rasoirs jetables pour des rasoirs de sûreté

Les rasoirs à usage unique ou à têtes jetables font partie des déchets récurrents dans la salle de bain. L’alternative la plus durable reste le rasoir de sûreté, un objet en métal souvent garanti de longues années, où seule la lame, en acier, est remplacée.

Là encore, des marques françaises ou européennes se distinguent, avec des modèles ergonomiques, parfois fabriqués en petites séries. Pour s’équiper de façon responsable :

Ce changement réduit non seulement les déchets plastiques, mais aussi le coût à long terme du rasage ou de l’épilation.

Intégrer les brosses à dents et brossettes durables

Les brosses à dents en plastique représentent, elles aussi, un volume non négligeable de déchets annuels. L’offre s’est diversifiée : manches en bambou, brosses à tête rechargeable, brossettes compatibles avec les brosses à dents électriques, souvent développées par des start-ups françaises engagées.

Pour aller vers une approche plus éthique :

Des dentifrices solides ou en pastilles, parfois conditionnés dans des bocaux en verre, complètent cette dynamique zéro déchet dans l’hygiène bucco-dentaire.

Réduire le maquillage superflu et privilégier les formats minimalistes

Le maquillage peut très vite multiplier les contenants et les emballages : fonds de teint, poudres, palettes, rouges à lèvres, mascaras… Vers une salle de bain plus responsable, l’idée n’est pas forcément de renoncer au maquillage, mais de rationaliser la trousse et d’opter pour des formats durables.

Les pistes d’évolution :

Cette démarche invite à acheter moins, mais mieux, en cherchant des produits à la fois efficaces, bien formulés et pensés pour durer dans le temps.

Choisir des accessoires durables et réparables

Au-delà des produits eux-mêmes, la salle de bain regorge d’accessoires : brosses à cheveux, éponges, gants de toilette, recourbe-cils, coupe-ongles… Là aussi, le choix des matériaux et la qualité de fabrication font la différence.

Pour rendre cet univers plus éthique :

Ce sont des investissements que l’on fait rarement, mais qui, dans une logique zéro déchet, prennent tout leur sens : un objet bien conçu, entretenu et gardé plusieurs années évite une succession d’achats impulsifs et peu durables.

Adopter une approche globale et progressive de la routine beauté

La transformation de la salle de bain vers le zéro déchet ne se limite pas à une liste de produits alternatifs. Il s’agit d’une approche globale, qui questionne à la fois la quantité, la fréquence d’utilisation, l’origine des ingrédients et les conditions de production.

Pour rester cohérent et éviter de tomber dans une surconsommation de « produits écolos », quelques repères peuvent guider la démarche :

Au fil du temps, cette progression transforme non seulement l’esthétique de la salle de bain – plus épurée, moins saturée de plastique – mais aussi la relation aux gestes de soin. La routine beauté devient plus consciente, recentrée sur l’essentiel et alignée avec des valeurs environnementales et sociales.

Quitter la version mobile